Tout a commencé au mois de février 2008 !
Dans le cadre du projet de sécurité de l’Euro08, la police de la ville de Neuchâtel avait décidé de mettre sur pied un groupe de médiateurs urbains multiculturels. Ce pool devait être composé de personnes issues des diverses communautés représentées dans le cadre de l’Euro08.
Nous avons imposé aux personnes désireuses de faire partie de ce pool de médiateurs urbains de parler au minimum deux langues, à savoir le français et une langue des pays participant au tournoi de football. Pour les personnes suisses, une deuxième langue a été imposée. Le fait d’avoir imposé plusieurs langues aux futurs médiateurs urbains nous a permis d’avoir un réservoir impressionnant de langues qui étaient : « Anglais ; Allemand ;Portugais ; Italien ; Espagnol ; Turc ; Kurde ; Croate ; Hollandais ; Autrichien ; Grec». La priorité a été mise sur les pays suivants : Suisse, Italie ; Espagne ; Portugal et Turquie, car ceux-ci ont été choisis comme étant les plus importants à nos yeux.
Pour ce qui est de l’âge, le choix a été de fixer l’âge minimum à 18 ans et maximum à 60 ans.Le but était d’arriver à couvrir au maximum la tranche d’âge située entre 18 et 25 ans, soit 70%. Au final, nous avons eu 10 médiateurs (25%) dont la tranche d’âge se situait entre 18 et 25 ans. Même si nous n’avons pas atteint l’objectif des 70% avec la tranche 18 – 25 ans, nous pouvons tout de même relever que la moyenne d’âge totale était de 37 ans.
« Cette expérience en tant que médiateur a été pour moi une expérience extraordinaire de tout point de vue. Surtout humain. Moi qui n’étais pas très contact humain, surtout pas très fan de foule, j’ai dû me rendre à l’évidence que j’avais tort. L’être humain est formidable. J’ai adoré ces cours faits à La Maladière. Très enrichissants du point de vue compréhension de l’attitude de l’être humain, surtout en cas de contrariété. Dans les missions qui m’ont été confiées après coup, je n’aurais peut-être pas su les gérer avec autant de sang-froid.Concernant les autres collègues, ils ont été fantastiques les uns avec les autres. Même s’il y avait parmi nous des médiateurs professionnels, je ne l’ai jamais senti, je veux dire par là qu’ils n’avaient pas la « grosse tête ». Bravo à eux.